La présente édition est conçue pour les navigateurs sans soutien CSS suffisant et s'adresse en priorité aux malvoyants. Tous les contenus peuvent également être visualisés à l'aide de navigateurs plus anciens. Pour une meilleure visualisation graphique, il est toutefois recommandé d'utiliser un navigateur plus moderne comme Mozilla 1,4 ou Internet Explorer 6.

Début sélection langue

Début navigation principale

Fin navigation principale


Début secteur de contenu

Début navigateur

Fin navigateur



Apogée de l’histoire architecturale du couvent

L’ancien couvent bénédictin se trouve au cœur de la vieille ville de Stein am Rhein. Il est délimité au nord par la basilique romane (anciennement l’église du couvent, aujourd’hui église de la ville) et au sud par le Rhin.
Le couvent est composé de trois groupes de bâtiments : l’église, l’aile conventuelle située au sud du cloître et la prélature, logement et espace de représentation de l’abbé, qui surplombe le fleuve. Trois cours les séparent ; elles étaient autrefois flanquées de bâtiments utilitaires.
Maison de David, salons de l’abbé à l’étage inférieur, vers 1510
Maison de David, salons de l’abbé à l’étage inférieur, vers 1510
C’est sous les ministères de Josse Krum (1460-1490) et de David de Winkelsheim (1499-1525) que l’architecture du couvent atteignit son apogée.

On retrouve dans l’ensemble conventuel actuel des éléments romans datant de la première phase de construction au début du 11e siècle, des éléments gothiques, de la Renaissance et du 19e siècle. L’abbé Conrad Goldast (1383-1412) fut le premier à utiliser des éléments dans le style gothique, comme en témoigne la date 1390 apposée sur ses armoiries et qui décore le réfectoire d’été au sud du cloître.
Son successeur, l’abbé Jean Ier Send, réaménagea la salle du chapitre, située à l’est de l’ensemble. Le relief de la crucifixion représente le maître de l’ouvrage, agenouillé au pied de la croix, comme donateur portant ses armoiries personnelles. Les armoiries de Send se retrouvent aussi sur la paroi nord du réféctoire et sont datées de 1444. Cette grande salle porte aussi la trace de l’abbé suivant, Jean II Singer, qui lui donna son caractère gothique tardif.

Il apparaît ici clairement que la datation des bâtiments peut être déduite non seulement des caractéristiques architecturales, mais aussi et surtout des armoiries des dignitaires. Les abbés signèrent de leurs armoiries les constructions ou les aménagements qu’ils réalisèrent.
Armoiries du couvent et de l’abbé Jean II, vers 1450
Dessus de porte : armoiries du couvent et de l’abbé David surmontées d’une mitre et encadrées de deux putti
Sculpture sur bois représentant les armoiries du couvent et de l’abbé David, après 1500
Montant ouest des fenêtres, armoiries de l’abbé Conrad Goldast sculptées dans le grès, indication sur la date de construction de la salle

Sous le ministère de l’abbé Josse Krum (1460-1490), le couvent entre dans une phase de grands travaux. Elle commença avec l’abaissement de deux mètres du cloître ; à l’origine au niveau de l’église, il fut ramené au niveau de l’aile surplombant le Rhin.
Ensuite, l’abbé construisit les menaux gothiques des ailes est et nord du cloître et la voûte ogivale ainsi que les peintures ornées de la chape.

Ce fut lui aussi qui agrandit la prélature en direction du Rhin. Dans les salons de l’abbé, à l’étage inférieur de la maison à colombages à deux étages de l’angle sud-est, dont la construction commença en 1480, on trouve le nom du bâtisseur et la date 1481. L’aile est de l’étage supérieur, où se trouve le dortoir des moines, remonte à la même époque. Josse décora d’éléments héraldiques les espaces existants comme la salle du chapitre et le réfectoire d’hiver.
La maison de Josse fut achevée sous le bref ministère de son successeur, Jean III Martin (1490-1499), dont l’emblème réalisé en peinture au pochoir orne la frise du salon de l’étage supérieur.

David de Winkelsheim, fils du propriétaire schaffhousois du château voisin de Girsberg, prit ses fonctions d’abbé le 10 septembre 1499. Avec lui, le couvent entre dans l’époque la plus importante du point de vue de l’histoire de l’art. David commença par agrandir la prélature de Josse, qu’il trouvait trop petite, en lui adjoignant au sud-ouest une imposante maison à pignons avec deux tourelles donnant sur la cour et sur le Rhin. Le bâtiment fut achevé en 1515/16 par le luxueux aménagement des espaces intérieurs. La fastueuse salles des fêtes, dont le plancher est d’origine, se trouve à proximité immédiate des salons privés de David. David y recevait ses hôtes lors des manifestations officielles.

Il s’agit là de la salle la plus précieuse du couvent, où l’abbé érudit mit en scène son savoir-vivre humaniste à travers les tableaux ornant les parois.

La peinture à la grisaille « al secco », élargie d’une palette de bleus, de rouges et de dorés, fut appliquée directement sur la surface sèche du mur de la salle. Les tableaux, qui témoignent d’une vaste formation humaniste, furent réalisés en 1515-1516 ; le cycle réunit des figures antiques et profanes dans le style de la Première Renaissance. Ce sont les seuls de ce type à avoir été conservées au nord des Alpes. Grâce aux monogrammes figurant dans les tableaux, les chercheurs supposent qu’il s’agit là de l’œuvre de deux artistes renommés : le monogramme TS au-dessus de la porte est désigne le peintre schaffhousois Thomas Schmid ; la signature NAMBRO sur le collier d’Artémise renvoie probablement à Ambroise Holbein d’Augsburg.
Dessus de la porte de la salle des fêtes : monogramme du peintre Thomas Schmid, 1516
Dessus de la porte de la salle des fêtes : monogramme du peintre Thomas Schmid, 1516

Fin secteur de contenu

Contacts

Musée Cloître Saint-Georges
Fischmarkt 3
8260 Stein am Rhein
T +41 52 741 21 42
E Courriel
http://www.klostersanktgeorgen.ch

Chronologie

Un ancien couvent bénédictin propriété de la Confédération :

5 juillet 1525 : Suppression du couvent à la suite de la Réforme. Le dernier abbé, David de Winkelsheim, fuit à Radolfzell. La ville de Zurich en assure la gestion et ses baillis y logent.

1806 Zurich cède Saint-Georges à Schaffhouse.

1834 Johannes Peter, un marchand de Stein am Rhein, achète le couvent.

1875 Le pasteur Ferdinand Vetter achète le couvent.

1891 Le fils du pasteur, le professeur Ferdinand Vetter, place le couvent sous la protection de la Confédération.

1926 La fondation Gottfried Keller acquiert le couvent auprès de la succession de Vetter avec l’aide du canton de Schaffhouse et de la ville de Stein am Rhein. Le couvent est transformé en musée et ouvert au public.

1945 Le droit de propriété du couvent est transféré à la Confédération.

L’ancien couvent bénédictin est venu enrichir la série de musées de la Confédération en 2012.
Armoiries de l’abbé sur la voûte
Armoiries de l’abbé sur la voûte
Fenêtre à meneaux
Fenêtre à meneaux
Cloître
Cloître
Chaque sou compte !
Chaque sou compte !


Département fédéral de l'intérieur DFI - Office fédéral de la culture OFC
http://www.bundesmuseen.ch/klostermuseum/01311/index.html?lang=fr